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Le Maroc, pionnier de l'économie Verte.

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 Ne disposant pas d’or noir dans ses sous sols, le royaume, à coté des phosphates, de l’eau et du vent, possède un trésor vert, naturel, sain et abondant ; le soleil à volonté, plus de 3000 heures d’ensoleillement par an, une richesse qui est en train de faire du Maroc un des plus grands pays mondiaux producteurs et exportateurs de l’énergie renouvelable, depuis le lancement royal du projet en 2009, quand le pays ne produisait pas plus de 5 % de son électricité, contre 26 % actuellement.

La volonté royale dans ce chantier ambitieux, qui est d’atteindre 42% d’autonomie d’ici 2020 avec des technologies propres, font du Maroc un pays précurseur en la matière, en se plaçant à l’avant-garde par le conseil mondial de l’énergie.

Avec sa priorité axée sur les énergies renouvelables et le développement de l’efficacité énergétique, le royaume qui en a fait sa stratégie nationale depuis l’année 2009, persiste à réussir son économie verte, afin d’abaisser l’approvisionnement en énergie dépendant à plus de 90 % de l’étranger, et de bâtir une industrie purement marocaine des énergies renouvelables pour en faire un secteur gisement d’emplois, pour quelques 60 000 postes d’ici 2020, avec un ensemble de programme de formations et de qualifications aux métiers des énergies renouvelables, et de l’efficacité énergétique que cela doit nécessiter.

Cette nouvelle génération de grands projets verts, écologiques et durables apparus dans les pays émergents, dont le Maroc est à l’échelle de la région arabe et méditerranéenne, le champion des projets urbains labellisés, depuis la fin des années 2000, comme pays avancé dans la politique de l’urbanisme durable aux standards internationaux. Le royaume est fortement engagé dans le développement de l’efficacité énergétique au secteur du bâtiment. Il fait partie des pays identifiés par le PEEB,

Programme d’Efficacité Energétique dans les Bâtiments (PEEB), facilitateur de coopération technique plaidant pour des solutions internationales de financement et de subvention innovantes, pour appuyer les politiques publiques des Etats dans l’innovation en matière d’efficacité énergétique des bâtiments, ainsi que pour la promotion des normes de transparence et de gouvernance dans le secteur, essentiellement en matière d’efficacité énergétique et de l’intégration des technologies et des solutions énergétiques durables.

C’est dans cette lignée du bâtiment écologique que sont apparus les projets de villes nouvelles pilotés par le royaume, via le groupe Al Omrane sous la tutelle directe du ministère marocain de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Sahel Lakhyayta près de Casablanca. Mais aussi à Chrafate au nord du maroc région al hoceima, cette dernière visait dès 2010, le qualificatif de ville écologique et durable, conçue selon les standards internationaux les plus récents en matière de préservation de l’environnement, de la réduction de l’émission de gaz à effet de serre et de l’utilisation des énergies renouvelables.

Lakhyayta, prévue pour accueillir 200.000 habitants dans 40.000 logements, sur une superficie de 1500 hectares, la nouvelle ville verte nécessitera un investissement global de 35 millards de dirhams.

Projets auxquels vinrent s’ajouter les projets de CDG Développement, holding privée, dont celui de Rabat Al Boustane, Éco_cité Zénata, Casa Green Town, ou encore ceux du promoteur privé Alliances à Bab Drâa ou à Casablanca- Sindibad.

Dans cette optique et dans cette volonté écologique, sont aussi érigés les projets de développement urbain pilotés par l’Office chérifien des phosphates, numéro un mondial du secteur, dont le projet Ville verte à Ben Guerir.

Lancée en 2009 par le souverain, dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP, la Ville Verte Mohammed VI, ambitionne son statut de pôle universitaire de rang mondial. Elle a pour vocation d’offrir un cadre de vie attractif et écologique exemplaire autour d’un écosystème du savoir.

Ayant accueilli sa 2ème promotion d’étudiants pour 2016, l’Université prévoit de regrouper 12 000 étudiants à l’horizon 2025, encadrés par 1000 enseignants chercheurs, répartis dans des unités d’enseignement à thématiques techniques, et énergétiques diversifiées.

La ville verte de Benguérir devint, dans la vision royale, l’un des grands projets de développement énergétiques, ainsi qu’un pôle universitaire de renommée mondiale, voué au développement durable, avec pour vocation d’offrir un cadre de vie écologiquement exemplaire, centré autour d’un écosystème du savoir, de la formation et de la connaissance, promise à un rayonnement national pour le succès de la stratégie du pacte pour l’émergence industrielle du royaume, grâce à son apport en matière de formation et de recherche.

Par son étendue, sa consistance, son volume d’investissement, et son attractivité, le projet Université Polytechnique Mohammed 6, est porteur d’un impact urbanistique, économique et social remarquable sur les villes mitoyennes de Benguérir et de Marrakech, grâce aussi aux partenariats noués avec des universités de renom, et des centres de recherche de premier ordre au niveau mondial.

 Au nord du Maroc, la petite ville bleu de Chefchaouen opère elle aussi sa transition écologique, comme modèle de ville marocaine ayant fait le choix du respect de l’environnement, fière de son histoire riche, de son cadre naturel limpide, de sa merveilleuse architecture et de sa médina aux murs bleu vif, qui dans ses dédales et ses labyrinthes invite au voyage historique et insolite de la fusion entre l’architecture espagnole et l’architecture mauresque. La ville de Chefchaouen bénéficie du programme de l’Union européenne, SUDEP, en tant que membre fondatrice de l’Association marocaine pour des éco-villes, AMEV, programme ayant pour but d’accompagner les villes du voisinage méridional dans leur statut de projets de modèle de développement urbain, en énergie durable.

En vue de réussir sa transition vers une économie verte, le Maroc s’est engagé dans la coordination des actions internationales afin d’intégrer des innovations de durabilité à la conception des zones industrielles, à leurs infrastructures comme au processus et aux modes de production et de consommation des matières premières et des énergies, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2), et continuer dans sa croissance économique tout en préservant l’environnement.

L’industrie étant un grand producteurs d’émissions de gaz à effet de serre (CO2) pour environs 60% sur la planète, une coalition mondiale des zones industrielles est nécessaire afin de sauvegarder le climat et permettre un transfert de savoir, de technologie et d’innovation, zones industrielles mondiales.

Le Maroc est aussi actif dans le Partnership for Global Climate Action de Marrakech, comme partenaire d’acteurs étatiques et d’ONG, engagés dans l’amélioration des infrastructures et des politiques publiques, pour la protection de l’environnement et l’alignement sur les objectifs de développement durable (ODD). Le collectif marocain des zones industrielles pour l’environnement (COZIM) qui regroupe 40 zones industrielles inscrites dans la mise à niveau environnementale, sociale, économique et organisationnelle, est un exemple concret des actions entreprises pour une transition verte et saine.

Au plan national, les diverses technologies ayant permis au Maroc de réaliser un ensemble de projets énergétiques et de centrales solaires et éoliennes pour concrétiser son objectif de plus de 40% de puissance électrique, ont de ce fait nécessité des ressources humaines et des techniciens spécialisées dans ces métiers.

Ces nécessités ont amené le royaume à installer les instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique IFMEREE, dont le 1er à Oujda, puis 2 autres à Tanger et Ouarzazate.

Et c’est à Oujda, ville du nord-est du pays, que ces nouveaux instituts des technologies énergétiques propres ont accueilli leurs premiers élèves, ceux de Ouarzazate et de Tanger, opérationnels en 2017, avec une palette de formations proposées dans six spécialités; exploitation et maintenance des éoliennes ; installation et maintenance du matériel solaire, thermique et photovoltaïque , maintenance et exploitation de l’électricité solaire thermodynamique, efficacité énergétique, exploitation du gisement du biogaz et sa valorisation, pour près de 2000 diplômés que fourniront ces instituts chaque année.

Un projet imposant de 285 millions de dirhams, soit 26 millions d'euros hormis les couts de l’assistance et dont la gestion est confiée aux professionnels marocains du secteur des énergies renouvelables, dont les cinq partenaires principaux: la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables Fenelec, la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques Fimme, la Moroccan Agency for Solar Energy Masen, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable ONEE et l’Agence pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique Aderee.

Les entreprises marocaines du secteur énergétique en croissance continue, recrutent des centaines de personnes chaque année, et sont d’ores et déjà intéressées par ces nouvelles recrues potentielles. Les ingénieurs étant classiquement les plus facilement recrutés, les niveaux Bac à Bac +2 et +3, sont aujourd’hui sollicités et leurs opportunités de plus en plus grandissantes. Le royaume se sacralise encore une fois, comme leader technologique africain en la matière, dans l’objectif que ces instituts technologiques, puissent prochainement irriguer l’Afrique, et dont certains projets identiques ont démarré comme au Nigeria, où le secteur des énergies est en manque de jeunes diplômés immédiatement opérationnels, ainsi que de formateurs compétents.

Extraits du Genie Royal...........À suivre.........