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Dignité humaine et équité sociale 

Un chantier royal

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J'appelle dignité la qualité au nom de laquelle 

Une communauté humaine se fixe le devoir 

De respecter les êtres, y compris ceux qui sont

 Dans l’incapacité de réclamer leurs droits

Axel Kahn

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Le Prix Mandela de la paix pour l'année 2016, décerné au souverain, parmi plusieurs autres distinctions, "pour sa contribution à l’édification d’une société de justice et de paix entre les hommes et les nations" comme il est rapporté dans le livret de l’organisation, est une belle et excellente consécration, ainsi qu’un témoignage mondial et un honneur rendu au monarque, pour la sincérité de son combat et de ses réalisations dans le chantier de la dignité des hommes et de la grandeur des nations.

La dynamique marocaine dans sa dimension économique, aussi bien que politique et institutionnelle, a été conduite de concert avec la promotion et la valorisation du capital humain, ainsi qu’avec la mise en avant du volet social.

Chantiers ayant démarré leur mutation, en parallèle avec les besoins de la jeunesse marocaine, cette frange sociale prioritaire qui constitue un tiers de la population, aussi bien qu’avec les aspirations des classes défavorisées, qu’avec les aspirations de la femme marocaine et des personnes à besoins spécifiques.

Les actions sociales inédites et révolutionnaires du souverain, n’ont laissé aucun doute, qu’un grand printemps arabe particulièrement marocain, a bel et bien eu lieu pendant des années au royaume, depuis le début du nouveau règne.

Il s’est déroulé dans une totale sérénité et une volonté politique, humaine et sociale, qui a anticipé les attentes de la société civile et du monde économique.

Car l’une des priorités royales a été ce chantier de la citoyenneté, de l’équité sociale et de la justice, avec ses actions fortes dans la consolidation de l’état de droit et dans le code des libertés publiques C’est dans cette vision que vit le jour, le grand dossier de l’Equité et Réconciliation, que le souverain mit sur pied par la création de la commission d’indemnisation pour les victimes des disparitions arbitraires, en installant un programme de réparations des préjudices individuels subis, en apurant les violences et les séquestrations des années de plomb, en pansant les blessures des victimes et des familles, en les réconciliant avec l’histoire de leur pays et en acquittant la mémoire de la nation ; du jamais réalisé dans le monde arabe.

Le souverain a ainsi détruit des tabous, comme en autorisant le retour de la famille Ben Barka au pays, libéré le dernier prisonnier politique Islamiste Cheikh Yassine et fait rentrer de l’exil l’opposant de gauche Abraham Serfaty, en le gratifiant de la nationalité marocaine, comme il a amnistié les journalistes condamnés et interdits d’exercer, dont Khaled Mechbal et Mustapha El Alaoui pour leurs articles diffamatoires envers un ministre, et tant d’autres citoyens amnistiés, dont 190 islamistes et salafistes en 2011.

Cela permit aux opposants et aux anciens prisonniers politiques de redevenir des acteurs actifs dans la vie civile et politique, et d’être investis de responsabilités dans le devenir de la nation, à l’intérieur comme dans les chancelleries marocaines.

Une page sombre du Maroc fut ainsi à jamais tournée.
N’est il pas qualifié à raison par tous, depuis le début du règne, de roi révolutionnaire ?

L’histoire n’arrêtera jamais de faire retentir dans le temps, comme dans les pensées, ces phrases aussi royales que sublimes : « Je suis convaincu que cette réconciliation sincère ne signifie pas l’oubli du passé car l’histoire ne peut être oubliée. Il s’agit d’un pardon collectif qui constitue l’un des piliers de la réforme institutionnelle, une réforme profonde susceptible d’aider notre pays à s’affranchir des défaillances du passé concernant les droits politiques et civiques».

Les observateurs internationaux ont eu raison de soutenir depuis le début, un grand espoir sur le nouveau règne du jeune roi, moderne, proche du peuple et au cœur du peuple et qui a ranimé les espérances.

Asseoir et consacrer les mécanismes d’une bonne gouvernance, d’une citoyenneté digne et d’une justice sociale équitable, n’est ce pas là aussi les bases et les fondements de l’état de droit qui tient à cœur au souverain ?

Cette loyauté, le souverain en fit délibérément une option stratégique et un élément fondamental des orientations politiques, économiques et sociales du pays.
Et c’est tout l’intérêt qu'il accorde, comme il l’affirme :

« Prioritairement et en permanence au vécu quotidien, social et économique de notre peuple, toutes catégories confondues, notamment celles souffrant de la pauvreté et de la précarité dans leurs différentes manifestations ».

Tels sont certains engagements du royaume, en symbiose avec les conventions internationales, onusienne et des droits de l’homme, qui reflètent clairement sa volonté à faire de la dignité humaine une de ses priorités.

Comme ils reflètent une conscience constitutionnelle claire, que le développement économique et social, est tributaire de l’épanouissement des sociétés et des individus, en tant que facteur essentiel du progrès. Parallèlement à la consécration de l’égalité des chances pour les femmes, au soutient matériel à l’auto formation, à l’auto emploi et à l’intégration des jeunes diplômés et leur insertion au travail.

Le souverain est persuadé qu’il est indispensable d’activer l’approche participative des citoyens, avec une politique centrée sur les droits de l’homme, dans l’élaboration du modèle marocain de justice sociale, ainsi que les engagements énoncés dans la Constitution et les conventions ratifiées par le royaume, notamment ceux liés aux droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, aux droits de l’enfant et à ceux des personnes déshéritées ou handicapées.

Le citoyen marocain aujourd’hui, dans ses spécificités diverses, ne sent plus oublié, il se voit intégré dans les politiques de son pays et son devenir, ce qui motive son rattachement intense à son patriotisme, à son identité et à son appartenance à une monarchie hautement sensible aux intérêts des plus faibles et des plus fragiles, une monarchie qui a su bannir à jamais la marginalisation.

C’est ainsi aussi que la politique royale a réconcilié le pays d’avec sa moitié ; les femmes.

Grâce tout d’abord au code de la famille (Moudawana) loi fondatrice et révolutionnaire dans le monde arabe initiée en 2003, pour qu’en 2004, la politique de promotion de la femme devienne omniprésente dans tous les programmes de développement ministériels, de la fondation Mohamed V ou de l’INDH, avec la priorité de l’éducation et de la formation, d’où le programme national de l’alphabétisation, s’impose alors l’autonomie économique des femmes, ce que leur a permis l’action royale de soutien de la femme dans le développement d’activités génératrices de revenus.

Ce grand pas dans l’affranchissement des femmes n’avait qu’à être encouragé et définitivement institutionnalisé. Chose faite, par la politique des quotas : 17 % de sièges au Parlement et 21 % aux conseils communaux, reviennent de plein droit aux femmes, et pour faire adhérer un monde politique encore réticent et conservateur sur la question, l’Etat a installé une incitation et un financement pour les partis politiques, de cinq fois plus pour un siège féminin, que pour un siège masculin.

Ce qui a favorisé aussi l’essor de la création d’entreprises chez la gente féminine, ainsi que le foisonnement des activités artisanales et créatrices de richesse au niveau national, et a motivé leurs compétences d’innovation dans des domaines où elles représentent 50% de l’effectif total.

La politique royale à l’égard de la femme marocaine, a permis l’égalité des chances pour les femmes et leur accès à l’auto- emploi, qui passe inévitablement par leur soutien au libre accès au marché du travail, afin de se réaliser et de s’affirmer pleinement, dans un marché qui concerne environ 33% de la main d’œuvre nationale.

 

..............A suivre..............