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Est il imaginable pour un musulman contemporain ou même pour un non croyant, de rester neutre à l'égard de l'Islam ?

Peut on aujourd'hui rester indifférent face à une religion qui suscite tant de questionnements à l'échelle planétaire ?

Une religion taxée de radicalisme, d'obscurantisme et d'attentats sanglants, comme des déchirements de peuples et de masses innocentes.  

L'Islam que l'on sait pourtant une religion de savoir, de paix, d'amour et d'une grande histoire qui a contribué pendant des siècles à l'évolution du monde, de la science et de la civilisation humaine.

Cette confession et cette théologie qui anime la culture, aussi bien que la polémique, les médias et les événements et à laquelle on ne cesse d'endosser tous les maux du monde.

Et si une théorie, une idéologie, ou un quelconque courant philosophique, théologique ou religieux, pour le comprendre et l'assimiler nous ramène en définitive au premier initiateur de ses principes, il est primordial aujourd'hui de remettre la lumière sur le fondateur principal et premier de cette religion qui ne cesse de faire parler d'elle même, à tort d'avantage qu'à raison.

Il est essentiel et nécessaire en ces temps, de revenir piocher à la source de cette croyance, instrumentalisée à outrance par tous ceux qui portent en eux des plans machiavéliques, des desseins haineux et des complots sordides contre l'humanité, dans leurs projets inavoués de domination et de soumission des peuples, par la terreur et la fragilisation des états et des souverainetés des nations.

Il est infiniment important et grandement pressant aujourd'hui, de se poser des questions pertinentes sur la vérité de cette religion et sur son prophète, sur sa moralité et son intégrité, sur l'essence de ses idées et de ce ses actions, leur émanation et leur mobile premier.

Mais qui était il ?

Qui est réellement ce prophète ?

C'est ce que cet ouvrage essaiera de présenter le long des chapitres et des événements de la vie de cet homme, messager et prophète, qui de l'avis de tous, grands savants, hommes de sciences et historiens, est un personnage unique dans le genre humain.

 Sidna Mohamed !

Paix et salut à son âme. 

Quand la perfection d'un prophète et d’un homme atteint les summums.

Quand il est prédestiné à un statut idéal et absolu, investi d'attributs et de qualités de perfection, de beauté, de complétude et du meilleur que peuvent posséder tous les hommes réunis.

Épargné de la souillure du polythéisme et de l'immoralité des mœurs, préservé de l’égarement et de l'erreur.

Imprégné d’un flot de tendresse, de douceur et d’humanisme et jouissant d’un équilibre insolite et délicat, dans ses aspects psychologique, spirituel et comportemental.
Doué d’un génie immense, d’une grandeur de l’âme, d’une sincérité profonde, d’une aisance au dialogue et d’une modestie à la mesure de sa grandeur.

Son allure et son aspect physique aussi bien que moral et intérieur, sont pertinemment la description vivante de l'homme accompli.

Avant la révélation et dès son jeune âge, le Prophète était réputé comme étant « le loyal » aimé et respecté dans son peuple, pour sa loyauté en toute chose et en tout action, ne tolérant ni l'infidélité ni la traîtrise.

Comme le décrivaient ses compagnons autant que ses détracteurs, ne tenant jamais de propos vulgaire, abhorrant tout comportement pervers, en orateur diplomate, droit, juste et équitable avec ses adversaires et ses ennemis avant de l'être avec les siens. 

Ces caractères à eux seuls, suffisent comme signes irrévocables de sa prophétie.

Mais il possède des attributs et des signes encore plus pertinents qui semblent ne plus finir, et qui ne cessent de submerger quiconque se penche sur la personnalité d'un prophète aussi illustre.

Il était un apôtre, un savant, un érudit et un homme de vertu, un père affectueux, un ami fidèle et un mari respectueux, un voisin et un collaborateur exemplaire, même envers les juifs et les chrétiens, comme avec son voisin juif, qu'il n'avait jamais boudé et auquel n'avait jamais fait de reproche, quand il déversait des détritus devant le seuil du prophète, qui un jour remarquant soudain la disparition des ordures devant sa porte, voulut s'enquérir de son voisin juif, qu'il avait trouvé alors alité et malade, et entra lui rendre visité en l'apaisant et le mettant en sérénité, en lui confiant qu'il voulait juste le soutenir et le consoler dans sa maladie, sollicitude qui émut si profondément le voisin, qu'il se convertit à l'islam.

Le prophète Mohamed, Cultivant la douceur et la clairvoyance, exempt de l'erreur et de l'arrogance, de la haine et de l'envie ou de la revanche.

La première action qu'il entreprit après son retour et son installation à Médine, comme chef à la tête des musulmans, fut de conclure un traité avec les gens du Livre, Juifs et Chrétiens, un traité leur garantissant la pleine liberté de croyance et la pleine jouissance des mêmes droits et obligations que les musulmans sans différence aucune.

N'est ce pas lui qui institua cette loi fondamentale et hautement humaine en tranchant:

« Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.»

Le prophète ne pouvant jamais rien avancer, ni entreprendre, ni décréter de lui même qui ne lui soit révélé par Dieu, comme le dit expressément le Coran : "il ( le prophète ), ne parle pas de son penchant, tout est révélation reçue".

Orientation divine et conviction prophétique illustrées par plusieurs événements, dont celui du savant juif de Médine, créancier du Prophète, qui exigea un jour son dû avec véhémence en le prenant brutalement au col de son habit et à son épaule, et à qui le Prophète répondit avec un sourire en empêchant son compagnon Omar de réprimander le créancier, à qui il donna raison et lui recommanda simplement de réclamer son dû plus aimablement, dette pourtant non encore arrivée à échéance, mais que le prophète fait payer sur le champs, majorée de vingt unités, lui récompensant d'avoir été effrayé par Omar.


Cette histoire de dette, n'était en fait qu'un prétexte monté par le créancier pour tester la véracité des signes de la prophétie de Mohamed, comme rapportés et décrits dans les anciens livres, que l'homme connaissait tous, sauf celui de sa magnanimité qui primerait sur sa colère et dont il venait de s'avérer à présent, ce qui l'amena à se déclarer musulman et à désister à la dette au profit des nécessiteux.

Magnanime était aussi le prophète, envers l'humanité toute entière comme à l'encontre de ses amis, de ses alliés ou de ses adversaires, en temps de paix comme en temps de guerre, ce qu'il fut aussi lorsqu’il rentra triomphal et victorieux à la Mecque, quand ceux qui le combattaient et le niaient auparavant durant vingt longues années, étaient devenus vaincus et de faibles prisonniers sous sa main.

Tous s'attendaient à une revanche et à une vengeance, et aspiraient à en faire un jour de lutte sanglante, avant que le Prophète ne leur rétorque, "que c'était au contraire un jour de clémence".

Puis quand une délégation de Chrétiens vint à Médine en provenance de Najran, une ville du sud-ouest d'Arabie, le Prophète les reçut et les invita à accomplir leurs prières à l'intérieur de la mosquée dans la même salle que les musulmans, chaque groupe d'un côté, le Prophète débâtit alors aimablement avec eux sur de nombreuses questions.

Le respect et l'estime que conférait le prophète aux croyances et l'affection qu'il accordait aux gens du livre et aux non musulmans, n'avaient aucun pareil, car ce sont des règles coraniques divines qu'il est tenu d'appliquer et d'enseigner aux musulmans comme à tous les hommes.

Et depuis le jour où il fut désigné comme messager céleste à l'humanité, le Toupuissant révéla dans le livre, qu'il est "envoyé en clémence à tout l'univers des hommes", et non comme un châtiment.

Ces hommes et cette humanité, avec toutes leurs différences, et dont parle le coran en ces termes :

"Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d'entre eux a cru en dieu, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé.(Sourate al-Baqarah, 62).

Preuve coranique et divine, que seul Dieu peut juger de leur foi comme de leurs actions, et que personne d'autre que lui n'a le droit de disposer d'un tel jugement.

Et de l'acharnement contre les croyants, Dieu clarifia à son messager le parti pris des uns et des autres dans ce verset:

« Tu trouveras certes que les gens les plus hostiles à ceux qui croient sont les Juifs et les Associateurs et tu trouveras que les gens les plus proches de ceux qui croient, par l’amitié, sont ceux qui disent : « Nous sommes chrétien. » C’est que, parmi ceux-ci, se trouvent des prêtres et des moines et que ces gens ne s’enflent point d’orgueil. » la sourat 5, v. 85/82.

...........À suivre........