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A l’aube du 6 Novembre de cette année 1975 et sous l’ordre du roi Hassan II paix à son âme, la marche verte, opération Fath fut lancée.
Le cortège géant de 350 000 âmes avançait sur le Sahara en soldats d’une armée pacifique et libératrice du joug de la domination espagnole de nos provinces du sud.
Une épopée de la sagesse royale chérifienne, élit alors son agora dans un chapitre rayonnant de l’histoire humaine, et à laquelle avaient participé des pays arabes et africains frères et amis.
Les liens historiques furent renoués à nouveau à ce moment là avec la nation mère, après une période coloniale amère, nos régions du sud revinrent ainsi au giron national et pour l’éternité.
A aucun moment de l’histoire du royaume, le prolongement géographique, la politique comme l’économie n’ont cessé de plaider en faveur de l’immuable marocanité séculaire du Sahara, que ce soit à cette période coloniale ibérique abolie, ou même bien loin dans l’histoire, quand l’empire chérifien régnait sur la géographie de l’Andalousie jusqu’aux confins du Sud.
Hassan II, que Dieu ait son âme, était un génie de son époque, qui avait accompli d’ingénieux projets et de grandioses réalisations, les grands barrages, les infrastructures de base, les institutions politiques, et la marche du siècle et de tous les siècles.
350 mille hommes, déchaînés comme des océans, marchants comme un seul homme, dans les sables du Sahara, achevant à jamais l’un des vestiges du colonialisme espagnol dans les provinces marocaines du sud, une marche verte et historique qui ne cesse de perpétuer son souffle et son esprit, dans les générations actuelles et à venir, après avoir érigé un dogme et une gloire ainsi qu’une grandeur dans le cœur de ceux qui avaient cette chance merveilleuse de l’avoir accomplie.
Hassan II était un roi savant, un dirigeant émérite et un homme politique planétaire.
Son héritier se révéla être un leader visionnaire exemplaire, qui a pu changer la face de ce coin du monde en une décennie.
Sa naissance exceptionnelle dans une atmosphère démocratique à laquelle le Maroc pressait le pas, son éducation dans le berceau des coutumes royales qui le prédestinaient à la fonction suprême, ses études universitaires et doctorales, sa philosophie perfectionniste ainsi que sa haute spiritualité et ses fortes intuitions, lui ont conféré cette clairvoyance que l'on ne retrouve que chez de grands hommes politiques ou des leaders chevronnés.
Il acquit ainsi aisément, l’amour et la confiance de la nation, ainsi que la notoriété et le respect des dirigeants politiques du monde.