Ecosysteme

Accélération de l’investissement

Et écosystèmes

 

Le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020 a introduit une approche nouvelle fondée sur la mise en place d’écosystèmes industriels.

Il s’agit d’un chantier phare de la nouvelle stratégie industrielle qui vise à améliorer l’intégration sectorielle, à démultiplier les investissements et à assurer une montée en valeur du secteur industriel en favorisant l’établissement de partenariats stratégiques ciblés et mutuellement bénéfiques entre leaders industriels et TPME (Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises).

Il s’agit plus concrètement de fédérer des groupes d’entreprises autour de « locomotives » porteuses de projets d’écosystèmes. Ces locomotives peuvent être des leaders industriels nationaux, des groupements professionnels ou encore des investisseurs étrangers.

Les alliances d’entreprises qui se tissent ainsi et forment des « communautés de destin stratégique » organisées, gagnent en performance et en réactivité et contribuent à renforcer la compétitivité de filières dans leur intégralité.

Collaboration d’un genre nouveau, les écosystèmes tendent aussi à faire de l’industrie un pourvoyeur d’emplois majeur, notamment pour les jeunes, et à l’inscrire dans un cercle vertueux de progrès.

-Ministere de I'lndustrie, de I'lnvestissement, du Commerce et de I'Economie Numerique -

 

           En effet, ce nouveau plan d’investissement qui fut mis en place réaffirmé par le souverain en 2016, reflète manifestement la volonté du Maroc à se positionner au rang des pays industriels et émergents, ce qui vient couronner le succès de l’ensemble des politiques sectorielles que le souverain avait lancées depuis des années, suivies et talonnées directement, politiques qui n’ont pas tardé à donner leurs fruits, particulièrement dans l’accélération de la croissance de l’industrie, quia été déclenchée grâce à l’ensemble des conventions et contrats d’investissement signés dans le but de revitaliser le tissu industriel, de doper l’investissement, de porter la création d’emplois durables à son maximum et de stimuler les exportations.

Dès l’annonce de la nouvelle charte de l’investissement, Trente contrats ont été signés avec des investisseurs chinois, indiens, russes, britanniques, canadiens et brésiliens, dont  21 contrats dans le seul secteur automobile, dont le fabricant britannique Delphi, le tout pour un total de création d’emplois de 39 000 postes, et la génération de 7,5 milliards de dirhams de réinvestissements,

Comme il est prévu dans l’accord, la construction d’une usine de systèmes électriques dans le parc industriel Agropolis de Meknès, pour un montant de 400 millions de dirhams, associée à un centre de recherche et développement, selon le cabinet britannique Oxford Business Group (OBG).

Le lancement royal du plan d'accélération industrielle et d’écosystèmes performants 2014-2020, a permis au Maroc d’assainir le milieu des affaires, de stimuler la compétitivité des entreprises et de propulser la croissance économique.

Le plan comme catalyseur intégré de la croissance, est inscrit dans le processus du plan émergence comme un instrument qui s’attache à faire de l’industrie un levier primordial de la croissance économique, assignant le secteur à la réalisation de ses objectifs pour 2020, à savoir ; accroitre de 9% la part du secteur dans le PIB pour le porter à 23% en 2020, et améliorer nettement la balance commerciale.

Et hormis les 160.000 emplois des années 2014 et 2015, le nouveau plan vise la création de 500.000 nouveaux postes, dont la moitié par le tissu industriel national innové et performant, et l’autre moitié par les investissements internationaux.

Ce plan de réforme de l’investissement, s’impose en  un programme d'ampleur qui tient à ravitailler un environnement économique favorable à l’investissement productif et assurer une croissance forte et durable, un programme où l’investissement privé sera le moteur et l’état l’accélérateur, et avec l’installation des écosystèmes, le secteur informel se convertira en activités formelles intégrées aux petites entreprises, ou au statut d’auto entrepreneur, en bénéficiant de fiscalité avantageuse, de couverture sociale et de financements spéciaux.

Articulé, en six axes, qui vont du ré-calibrage de la Charte de l’Investissement, à l’installation de nouvelles mesures  d’incitation à l'investissement, en passant par la création d'une Direction Générale de l’Industrie et du commerce, jusqu’au remaniement de la stratégie digitale, avec l’installation d’au moins une zone franche par région, comme il vise à favoriser les nouvelles créations d’entreprises industrielles par l’annulation de l’Impôt sur les sociétés (IS), pour les 5 premières années de leur installation.

Ces axes viennent renforcer et mettre à neuf de nouveaux dispositifs sectoriels plus spécifiques, comme l’octroi du statut de Zone Franche aux Grandes Industries exportatrices, et celui d’exportateur Indirect aux sous-traitants, avec un renforcement et un soutien aux régions les moins favorisées.

Une autre performance de ce plan ambitieux, fut la naissance de l’AMDIE ; Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, nouvelle agence centralisant toutes les actions de promotion de l’investissement, rattachée au Ministère de l’Industrie du Commerce de l’Investissement et de l’Economie Numérique, dans le souci d’une rationalisation des actions et une meilleure efficacité de l’offre Maroc.

L’efficacité et le succès du partenariat et de l’implication public-privé, a permis la reconfiguration de divers secteurs en écosystèmes compétitifs et performants, qui ont pu créer des synergies, des économies d’échelle entre secteurs et des gains inestimables en rentabilité, avec pour bilan 500 mille emplois effectifs et une prévision de le porter à 1 million d’emplois.

En pleine vitesse de croisière de son ouverture à l’international et dans l’apothéose de son choix du libre-échange, le Maroc s’est positionné sur des chaînes de valeur mondiales et est devenu une visée pour les investisseurs étrangers.

Le Plan d’Accélération Industrielle du royaume a apporté ainsi une conception nouvelle des écosystèmes industriels, dans l’amélioration de l’intégration sectorielle comme dans la multiplication des investissements et le relèvement de la valeur de l’industrie, grâce aux montages de partenariats stratégiques ciblés et réciproquement gagnants, entre les grandes industries, qui sont des locomotives fédératrices et les petites et moyennes entreprises, dans un groupement porteur de projets d’écosystème, augmentant ainsi la performance et la compétitivité des filières. Cette nouvelle approche permet aux milieux industriels d’être des ravitaillements importants et des sources d’emploi pour les jeunes diplômés.

Ayant retenu l’attention et l’adhésion de l’ensemble des opérateurs économiques, la volonté de développement des écosystèmes a pris une ampleur et une vitesse importante. 

Ce qui a permis le lancement d’un ensemble d’environs 20 écosystèmes qui vont de l’aéronautique, à l’automobile, au textile et aux filières chimiques et pharmaceutiques, de matériaux de construction, ainsi qu’au poids lourds et aux carrosseries. Pendant que d’autres écosystèmes sont en cours de lancement.

L’Etat s’engage à apporter des soutiens appropriés et spécifiques à chaque activité.

Le but primordial et la condition sine qua non, est la création d'emploi, de la valeur ajoutée et un potentiel d’export, avec la contrepartie du soutien public en formation et en ressources humaines, en financement et en mobilisation du foncier.

Le secteur du textile et du cuir, aura droit aussi à 3 écosystèmes qui vont amplifier ses performances, en se fixant des objectifs forts ambitieux localement et à l’exportation, avec l’aménagement de nouvelles zones industrielles pour les sections  des vêtements cuir et de la chaussure, de la maroquinerie  et de la tannerie

Avec le lancement de ces écosystèmes, le secteur vise la création de 35.000 emplois stables d’ici 2020, dont 25.500 dans la chaussure, 5000 dans la maroquinerie et les vêtements en cuir, et 4500 dans la tannerie et la mégisserie. Avec un chiffre d’affaire additionnel de 7,5 milliards de Dh, dont 5,5 milliards de Dh à l’export, et la réorientation et la réorganisation du secteur.

Les investissements de capitaux internationaux à travers la localisation, ont été stimulateurs de l’activité aux niveaux national et international, comme écosystèmes générateurs d’emplois et stimulateurs des compétences, par la formation continue et le transfert de technologie, ce qui a crée un effet multiplicateur propice à l’investissement et à la croissance.

 

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