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L’homme, le Roi

La vertu et le style

 

Le style est comme le cristal

Sa pureté fait son éclat

Victor Hugo

 

Si depuis le nouveau règne, le royaume a retenu l’admiration et a réanimé la vigueur et les espoirs du peuple marocain en premier lieu, puis le respect des observateurs et des experts internationaux, comme il a séduit les dirigeants du monde, il a aussi suscité le dépit de ses détracteurs et l’amertume de ses adversaires et de ses ennemis.

Les antagonistes du royaume n’ont pu avaler trois points forts et essentiels dans la marche du pays, à savoir :

Primo, son avancée rapide dans l’échelle du développement, de la démocratie et de l’ouverture, sans grandes ressources connues.

Secundo, la stabilité de son modèle socio-économique, son assurance et sa constance politique, face aux crises diverses qui ont secoué de nombreux pays à différentes étapes de leur histoire, jusqu’aux crises économiques de ces dernières années, en aboutissant à la tornade arabe qui a dévasté certains pays, déstabilisé leurs économies et démontré une énième fois, l’exception marocaine.

Tertio, son leadership et sa confirmation, comme pays modèle et précurseur dans maints domaines, en Afrique et dans le monde.

Mais le royaume, n’est il pas cette nation solidement ancrée dans l’histoire et dans la civilisation humaine ?

La monarchie marocaine est loin d’être un système de gouvernance récent, que ce soit parmi les pays arabes ou africains ou dans le reste du monde.

N’est ce pas sans conteste, la plus ancienne des monarchies de la planète, après l’empire japonais, avant l’existence même des douze monarchies d’Europe ou d’ailleurs ?

Voici maintenant près de 1230 ans écoulés, en cette année 2017, depuis l'an 170 de l'hégire et 787 de l'ère grégorienne, qu'Idriss ben Abd-Allah El-Kamil, venait d'accoster à Tanger et s'installer dans le Zerhoun, fuyant la persécution abbasside contre les descendants de Ali bnou Abi Taleb à la bataille d'El-Fakh, près de La Mecque.

Deux ans après, le 5 février 789, ses hôtes Awraba lui prêtaient allégeance et le proclamaient Imam.

Ils sont suivis dans cette obédience (Beï'a) par les autres tribus amazighs. Commença alors le règne de Moulay Idriss, qu’il entama par les campagnes d'islamisation, la prise de Tlemcen, la frappe d'une monnaie, l'organisation de l'armée et de l'administration, pour couronner ses efforts par la constitution d'un Etat embryonnaire.

Avant l'Islam, la royauté comme institution, existait certes déjà dans tout le Maroc Amazigh, l'Aguellid (signifie roi en amazigh), telles les dynasties de volubilis, des Bocchus, des Massyles, des Baquates, mais l’apparition d'un Etat-nation marocain est reliée aux Idrissides, qui sont fondateurs de la toute première dynastie du Maroc musulman.

Le nationalisme et la résistance des Amazigh est indéniable, principalement dans la lutte contre Rome ou Byzance et plus tard aussi, contre l’injustice omeyyade.

Pendant douze siècles, les dynasties et les règnes marocains se sont ainsi succédés, avec cette constante du système monarchique marocain, à savoir son double aspect spirituel et temporel, la personne du Roi, Amir El-Mouminine, commandeur des croyants, considérée comme sacrée et inviolable, car étant un solide rempart et un catalyseur vital des aspirations des marocains à l’unité, à la cohésion, à la solidarité et à l’indépendance.

Et c’était cette constante qui accordait sa plus forte légitimité au pouvoir royal et que chaque dynastie recherchait, ce quelle trouvait dans les Chorafas, filiation et descendance du prophète.

La royauté est de ce fait profondément ancrée et enracinée dans le cœur et dans les veines séculaires du Maroc.

Elle est en elle-même la condition d’existence et de pérennité du pays, du peuple et de l’état.

En 1631 les habitants de Tafilalet avaient proclamé chef politique, un membre de la famille chérifienne alaouite, Moulay Cherif, dont les ancêtres, issus directement de la lignée prophétique par la Chajara (arbre généalogique) et établi à Sijilmassa au début du règne mérinide déjà depuis 1266, venant de l’Oasis de Yanbou’ en Péninsule arabique.

En 1635-36 son fils aîné, Moulay Mhammed, réputé pour sa bravoure et pour sa hardiesse au combat, fut nommé successeur de son père.

En 1664, son frère cadet et héritier, Moulay Rachid, prit la relève, rétablit l’ordre et restaura l’unité nationale.

Considéré comme le premier sultan de la dynastie alaouite, dynastie qui commença à régner officiellement depuis 1666 et jusqu’à nos jours en la personne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Maints ouvrages, travaux de recherche et études historiques approfondies, ont sillonné les siècles mettant la lumière sur les dynasties marocaines, sur les règnes successifs, sur les réalisations et les œuvres des rois rédempteurs et bâtisseurs.

Étudiant le système monarchique marocain et son rôle à la fois spirituel et séculier, son cheminement vers une réforme constitutionnelle marquant la séparation des pouvoirs, à l’instar des monarchies occidentales mais en harmonie avec notre authenticité.

Monarchie, qui tout au long du processus de gestation et de l’émergence d’un Etat-nation marocain, a donné naissance à une alliance féconde et harmonieuse des composantes Amazigh et arabo-islamique.

En ce début du vingt et unième siècle, l’homme, le roi Sa Majesté Mohamed VI, qui reçut ce patrimoine chargé, ancestral et lourd à porter, témoigne d’un si bel esprit de souverain magnanime, attentif et vigilant, ainsi que d’une conscience à la mesure de sa bienséance, de sa modestie, de sa vertu et de sa loyauté.

Ce qui témoigne d’avantage de son charisme et de son humanisme débordant. Le jeune roi révéla fidèlement une personnalité toute singulière et rare dans le monde des gouvernants.

Encore jeune prince héritier, tous le savaient bienveillant et affectif, l’on savait sa sincérité et son authenticité, son obligeance, son amabilité et sa courtoisie envers les autres, tous les autres.

Personne n'ignorait sa disponibilité auprès du peuple et au cœur du peuple, ce qui le prépara à régner sur les cœurs avant de régner en souverain et en homme politique.

Toutefois son amabilité et sa souplesse, n’empêchent pas pour autant, sa franchise, sa transparence et sa force de caractère à ressurgir à toutes épreuves.

Il surprit le monde entier à réaliser dès le début de son règne, ce que d'autres n’ont pu aborder en des générations entières.

Engagement qu’il avait pris au discours tout préliminaire de son intronisation, discours ferme et vigoureux, révélant dans toute sa clarté et sa détermination, une volonté à développer le pays à tous les niveaux.

Attaché à tenir sa promesse sans rémission, il suscita la fascination, l’admiration, l’estime et le respect de tous.

Un roi actif, énergique et vigoureux, persuadé que c’est en agissant sans trêve et avec audace sur le terrain qu’on dénoue les obstacles.

Un personnage d'exception, demeurant en toutes circonstances modeste et lucide, à qui importe indéfiniment de servir la patrie et le genre humain, par l’agilité et la virtuosité politique, la défense des territoires et les rénovations sociales.

Fort conscient de ses engagements et de ses aspirations pour son pays, il s’entoura d’une élite de marocaine appartenant à des milieux sociaux variés et dont il éprouve la plénitude morale, la fibre patriotique et la compétence irréprochable, pour les avoir côtoyé ou les avoir repérés dans leurs parcours de citoyens probes et vertueux.

Donnant naissance à un phénomène social inédit et sans précédent, qui fit florès pour la première fois au royaume ; la brillante génération Mohamed VI, qui des jeunes et des citoyens ordinaires, aux cadres publics et privés, en passant par les hauts responsables et les décideurs et jusqu’aux cercles du pouvoir, l’identification à un roi dynamique, clairvoyant et de grande volonté, se veut à l’unanimité et dans toutes les sphères et toutes les assises, politiques, sociales et culturelles et dans les mouvances associatives et les ONG.

Un rajeunissement à toutes les strates du royaume, avec une même visée collective : suivre l’exemple royal de l’édification du Maroc nouveau.